Table ronde au Festival Images Vevey 2020

Le 17 septembre, j’ai participé à une table ronde dans le cadre de l’exposition de Céline Burnand, « Al Hayat – La Maison des Vivants » au Festival Images Vevey 2020.

Ma présentation sur Helwan al Hammamat recontextualisait l’émergence de Helwan comme ville de villégiature thermale et de cure. Wilhelm Reil, médecin allemand, fut le fondateur de cette ville nouvelle et l’inventeur du premier sanatorium. L’hôtel Al Hayat, construit au début du XXe siècle devait connaître un déclin après la première guerre mondiale et ressurgir du déclin avec l’arrivée de René Burnand en 1926.

Les autres participant·e·s :

*Vincent Barras, directeur de l’Institut de Médecine à Lausanne, a évoqué ce que signifiait la tuberculose au début du xxe siècle et des moyens déployés pour la contrer.

*Nadia Radwan, Professeure assistante d’histoire mondiale de l’art
à l’Institut für Kunstgeschichte à Berne, a présenté le contexte de l’Egypte des années 1920-30 en lien avec le projet de « Renaissance » nationale (Nahda) et de modernisation mis en place sous Fouad Ier.

*Estelle Sohier, maître d’enseignement et de recherche au département de géographie et environnement de l’université de Genève, a mis en avant des photographies de Frédéric Boissonnas en Egypte.

Le patrimoine bâti entre le marteau de la croissance et l’enclume du basculement du monde. Commentaire critique par Leïla el-Wakil, Genève

Texte publié dans bfo-journal, 4-2018, pp. 21-27 http://bauforschungonline.ch/sites/default/files/publikationen/bfo-journal_4.2018_el-wakil.pdf

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Les étés genevois des machines à broyer

Marcel Duchamp était, selon ses propres dires, fasciné par les machines d’une chocolaterie à Rouen, qu’il voyait fonctionner à travers la vitrine en contrebas de la rue où il habitait, ce qui lui suggéra la peinture de précision de l’une d’entre elles qui allait prendre place dans l’une de ses oeuvres les plus célèbres: le Grand Verre. Constituée de trois cylindres, chargés de réduire la granulosité du chocolat, ces machines tournaient implacablement, même à vide parfois. Toute aussi implacable est la machine immobilière locale, nationale et transnationale …, la grande mécanique internationale qui n’en finit pas de ne pas ralentir et qui broie dans les cylindres de ses bétonneuses les espoirs de toute vie durable et corollairement nos biens, nos souvenirs, notre histoire, nos maisons, nos arbres, nos jardins.

Cours du 10 novembre 2012 – Page 2 – L'art moderne

                                   (Machine à broyer le chocolat, Marcel Duchamp)

 

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Tant de recensements, tant de casse …

De toute la Suisse Genève est sans doute le canton qui s’est le plus multiplié en coûteux recensements et inventaires de son patrimoine bâti avec si peu d’effets. Contrairement à ce que l’on nous fait accroire, l’actuel Recensement architectural du Canton (alias RAC), lancé en fanfare en 2015, n’est pas le premier recensement architectural de Genève. Loin s’en faut! Il n’est que la suite d’une entreprise quinquagénaire qui a mal tourné. Les années 1970′ ont vu naître sous l’égide du Département des Travaux publics, le Recensement architectural du Canton [sic], mené par l’architecte Monique Bory, qui ciblait alors particulièrement les villages et leur zone 4B protégée, puis, dans les années 1980′ – 90′, différents secteurs de la couronne urbaine ou zone 3 B de développement. Tant d’efforts consentis, tant d’argent dépensé, pour tant de casse au final.

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Video: « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Feuillantines … »


Conférence par Leïla el-Wakil donnée en ligne pour la Société des Arts de Genève le 10 juin 2020.

Résumé

Deux portails d’apparat pour un domaine, telle est l’entrée en matière aux Feuillantines. Les allées souples du parc à l’anglaise mènent à une architecture à la beauté classique dessinée par un des grands maîtres de l’architecture genevoise que ses pas ont conduit jusqu’en Égypte. Là-bas cette éminente figure a collaboré à la construction des immeubles khédiviaux, de somptueux tant que monumentaux immeubles de rapport. Vous en apprendrez plus sur les commanditaires, les habitants, le concepteur, l’évolution de ce lieu prestigieux au cours des âges.

Vidéo

Enregistrement Zoom du 10.06.2020

Recension de l’ouvrage d’Ariane Varela Braga: Une théorie universelle au milieu du XIXe siècle. La Grammar of Ornament d’Owen Jones

Ariane Varela Braga nous livre en 2017 un ambitieux ouvrage, issu de sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Neuchâtel sous la direction du prof. Pascal Griener en 2013, qui traite donne de la Grammar of Ornament (1856), ouvrage majeur d’Owen Jones, une lecture renouvelée dans une contextualisation stimulante. L’érudition de l’ouvrage, la maîtrise de la théorie artistique du XIXe siècle, les propositions d’interprétation en font une lecture rafraîchissante et incontournable. Ma recension complète, à paraître dans la revue RACAR, est accessible ici.

L’enlaidissement de Chêne-Bougeries: est-ce vraiment une fatalité?

Une belle opportunité pour présenter l’action de l’association SOS Patrimoine. Contre l’enlaidissement de Genève au public chênois venu nombreux à cette occasion. Le débat qui s’est instauré à l’issue de la présentation fait état de l’intérêt et de l’implication des usagers de la ville et du canton face aux bouleversements urbanistiques et architecturaux auxquels ils sont confrontés. Il est urgent de rétablir un dialogue entre les décideurs et les experts et le grand public.

Soutenance de thèse de Daniel-Alexis Jindra

Daniel-Alexis Jindra a soutenu sa thèse intitulée « L’immeuble résidentiel genevois pendant les Trente Glorieuses. Fabriquer le standing à Genève » sur un sujet encore trop peu approfondi jusque là au profit du logement social qui a occupé largement le champ des études sur l’habitat collectif.

Composition du jury :
Professeur Dario Gamboni, président du jury
Professeure Leïla El-Wakil, directrice de thèse
Professeure Marie-Teres Stauffer (Université de Genève)
Professeur Philippe Dufieux (Ecole nationale supérieure d’architecture de Lyon)
Professeur Bruno Vayssière (Professeur Emérite de l’Université de Savoie)