Leïla el-Wakil, Charivari, Genève, janvier 2026, presses du Cachot, 181 pages, ISBN 978-2-8399-4788-6.
Ce pamphlet est le retour d’expérience d’un mouvement citoyen, Contre l’enlaidissement de Genève (CEG), qui s’est constitué en association sous le nom de SOS Patrimoine CEG. Lasse d’assister aux assauts répétés contre le patrimoine bâti et arboré de Genève et à la déréglementation de l’arsenal légal, l’auteure a voulu ouvrir un débat avec la population via les réseaux sociaux. La page Facebook, créée le 16 novembre 2016, a confirmé qu’une large partie de la population est très sensible à son environnement et réagit vivement aux bouleversements urbains qui le mettent à mal. L’expérience du terrain et le contact avec les habitants, au-delà du sérail des spécialistes censés délivrer des avis autorisés, a été riche d’enseignements. Charivari s’appuie sur quelques exemples de luttes récentes autour d’objets patrimoniaux pour décrire la partie inégale qui s’est jouée entre politiciens et administration d’une part et vox populi d’autre part pour tenter de freiner le séisme causé par une densification à marche forcée. La préoccupation majeure qui sous-tend l’ouvrage est celle du changement climatique.






